
| Jésus-Christ. Son esprit et son cœur étaient jour et nuit occupés de la Passion. Comment l’appel de Dieu se fit-il entendre d’Apolline ?
Comment fut-elle attirée vers la Compagnie des Filles de la Charité ? Comment Dieu la détacha-t-elle de sa famille, de ses passions pour l’étude qui la captivaient? C’est un secret quelle n’a jamais révélé.
Une de ses maîtresses, devenue plus tard supérieure, la regardait comme l’élève la plus distinguée qu’elle eût formée. Elle dit d’Apolline : « Ses brillantes qualités me faisaient craindre qu’elle ne se laissât entraîner à la vanité et qu’elle se perdît dans le monde. Mes craintes redoublèrent lorsque je lus un jour dans une revue, un article signé de mademoiselle Andriveau qui fut remarqué à Paris ; mais quel ne fut pas mon étonnement lorsque, au bout de quelques mois, elle vint m’annoncer qu’elle entrait chez les Filles de la Charité ! ».
Apolline elle-même s’étonnait d’avoir embrassé un genre de vie opposé à ses attraits. « Je ne comprends pas, disait-elle, pourquoi je suis entrée chez les sœurs de Saint Vincent de Paul, pour me consacrer au service des pauvres et des malades, moi qui, dans ma jeunesse, ne rêvait que littérature, arts, sciences ; j’aimais les belles choses, j’étais passionnée pour la poésie, j’avais des goûts d’artiste. Avec de semblables dispositions, comment Notre-Seigneur s’est-il adressé à moi pour des communications surnaturelles ? ».
Dans une de ses lettres, elle avoue que les attentions dont elle était entourée dans le monde, les éloges qu’on lui adressait, lui firent craindre de se perdre et la déterminèrent à chercher abri dans la vie religieuse.
En 1833, Apolline dit adieu au monde. Elle a 23 ans…
A suivre
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