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intérieure avec nos occupations multiples, la hâte, le bruit, le stress physique ou psychologique, les stimulations, il faudrait dire les provocations, commerciales ou publicitaires.
On pourrait développer encore les difficultés pour se plonger dans la prière. Mais ce n’est pas le principal. Quand on aime quelqu’un on ne calcule pas le temps que l’on passe avec lui. “Là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur” dit le Christ (Lc 12, 34). La prière est d’abord un acte de foi, une volonté d’engagement de la vie. Quand St Paul se convertit sur le chemin de Damas, une de ses premières demandes est d’interroger Dieu: “Seigneur, que faut-il que je fasse?” Et l’épître aux Hébreux nous rapporte cette disponibilité totale du Christ vis-à-vis de son Père : “C’est le Christ qui, au cours de sa vie terrestre, offrit prières et supplications avec grand cri et larmes à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de sa soumission” (Heb 5, 7).
Ce texte nous fait comprendre l’épreuve que Jésus a subie au jardin de Gethsémani. Un peu avant son arrestation par les gardes du Temple conduits par Judas, il se demande si vraiment il doit accepter les souffrances de la Passion qui l’attendent pour répondre à la volonté de son Père. Il a encore le temps de s’échapper, mais c’est dans la prière qu’il se réfugie pour connaître ce qu’il doit faire. Nous savons alors comment il accepte d’assumer sa mission rédemptrice en trouvant le courage de dire: « Mon Père, non pas ce que je veux, mais comme tu veux! » (Mt 26, 39)
La prière n’est pas en elle-même une épreuve, mais elle nous éprouve dans notre attachement à Dieu et donc dans notre foi. Il faudrait parler de notre mission car nous avons tous à réaliser dans notre vie la vision que Dieu a sur nous. Elle peut prendre différentes formes selon les époques de notre vie et les péripéties qui les accompagnent. Il est possible qu’elle soit
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