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Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter. La concision de la nouvelle révèle d’une part combien il était normal pour les chrétiens de rendre témoignage au Seigneur au prix de leur vie, et d’autre part combien Jacques occupait une position éminente dans l’Eglise de Jérusalem. Une tradition postérieure raconte son séjour en Espagne pour évangéliser cette importante région de l’Empire romain. Selon une autre tradition, c’est son corps qui aurait été transporté en Espagne, dans la ville de Saint-Jacques-de Compostelle. Ce lieu devint l’objet d’une grande vénération et est encore le but de nombreux pèlerinages venant du monde entier.
De saint Jacques, nous pouvons apprendre bien des choses : la promptitude à accueillir l’appel du Seigneur même quand il nous demande de quitter la « barque » de nos sécurités humaines, l’enthousiasme à le suivre sur les routes qu’il nous indique au-delà de toutes nos présomptions illusoires, la disponibilité à témoigner de lui avec courage, si c’est nécessaire jusqu’au sacrifice suprême de la vie. Ainsi Jacques le Majeur se présente-t-il à nous comme un exemple éloquent de généreuse adhésion au Christ. Lui qui, initialement avait demandé par l’intermédiaire de sa mère à siéger aux côtés du Maître dans son royaume, fut précisément le premier à boire le calice de la passion, à partager avec les Apôtres le martyre.
Et finalement, pour tout résumer, nous pouvons dire que le chemin non seulement extérieur mais surtout intérieur de la montagne de la Transfiguration au mont de l’agonie, symbolise tout le pèlerinage de la vie chrétienne, parmi les persécutions du monde et les consolations de Dieu. En suivant Jésus comme saint Jacques, sachons, même dans les difficultés, que nous allons sur la bonne route.   

D’après Benoît XVI.